La fraude dans tous ses états
Lu pour vous
Pour chacun d’entre nous, la fraude est un
phénomène de société. Pour les entreprises, c’est un risque
particulièrement important à prendre en compte systématiquement.
L’accident n’arrivé pas qu’aux autres.
Le premier ouvrage de la collection « la fraude
dans tous ses états » vient de paraître sous le titre « audit et
Fraudes ». Les auteurs ont souhaité partager leurs expériences, à
partir de cas vécus ou recensés. Le premier livret constitue le socle
des développements qui vont suivre et qui sont en cours de
finalisation. Il est écrit par des auditeurs, pour des auditeurs.
Cependant, tout inspecteur, contrôleur, ou analyste de risques trouvera
également un intérêt à le lire.
Il est fait référence à l’informatique tout au
long de l’ouvrage - comme support intelligent de la fraude. Le propos
est structuré autour de six chapitres. Le premier chapitre permet de
définir la fraude autant dans sa terminologie, dans les montages mis en
place que dans les stades de sa réalisation : déjà le souci de savoir
de quoi l’on parle, pour faciliter le travail des auditeurs. Le second
chapitre est dédié aux aspects juridiques français, et fait ressortir
le caractère complexe des délits qui peuvent être rencontrés à cet
égard. Le troisième chapitre expose la diversité des acteurs de la
prévention et des contrôles, le haut management d’abord, les
différences entre inspection, investigation et audit interne sont
qualifiées ; il est ensuite fait état de l’exigence d’une cartographie
de risques dans ce domaine, puis de l’importance de la norme 1210-A2.
Le quatrième chapitre met en évidence l’importance
du contrôle interne, et expose les causes du développement des fraudes
: séparation des tâches, absence de contrôle en dessous de certains
seuils, conflits d’intérêts etc. Chacun de ces aspects a un lien avec
le système d’information de l’entreprise. Ainsi les auditeurs
informatiques apprécieront les risques présentés par les logiciels «
gadgets » ou « pourris », par les entrées non ou mal surveillées, par
la simple absence d’un système de sécurité de base, les risques sont
ainsi plus importants et restent encore à ce jour monnaie courante.
Sont également exposées les diverses méthodes «
d’enfumage », pratiques qui permettent de ralentir ou d’empêcher la
recherche de la preuve par les auditeurs, en leur communiquant des
masses d’informations difficiles à traiter ou des références à des
fichiers ou à des tables totalement inutiles.
Dans le chapitre suivant les auteurs mettent en
relation l’audit et la fraude, dans le but d’apporter quelques réponses
aux problèmes pouvant se poser à tous les auditeurs. Une large part de
l’exposé est laissée aux moyens de preuve, physique, témoignage,
documentaire ou analytique. Enfin les points qui rapprochent la mission
d’audit et la mission d’audit « fraudes » sont exposés, ce qui est
également de nature à intéresser les auditeurs internes ou externes. La
différence essentielle tient à la cible, l’audit fraude est
obligatoirement amené à mettre en cause une personne.
Le dernier chapitre traite des moyens manuels et
informatisés, des techniques utilisables dans la recherche de la fraude
: analyse du train de vie lorsque c’est possible, utilisation des
procédures analytiques, financières ou non, utilisation de logiciels
adaptés, ce qui ne laissera pas les informaticiens indifférents et
enfin l’entretien.
Ce pré requis permettra à l’ensemble des corps de
contrôle, mais également aux dirigeants d’entrer progressivement dans
le sujet, et d’acquérir une culture de base pour comprendre les
différents aspects et mécanismes de la fraude. En conclusion, il s’agit
surtout de faire gagner un temps précieux aux différents secteurs de
l’entreprise.